Jeunesse : de l’animation dans les livres, les livres dans l’animation

L’arrivée du livre numérique apporte beaucoup de nouveautés et il est désormais possible d’ajouter des animations dans un livre. Moi qui suis plutôt dans le domaine de l’animation, je me réjouis de voir la technologie permettre de tels échanges et de voir apparaitre dans les livres des personnages qui bougent, des décors qui s’animent ou des vidéos incrustées. Autant de petites additions qui vont permettre au lecteur de s’immerger encore plus dans l’univers du livre, et même d’interagir avec!

Il existe certainement beaucoup d’exemples, mais en voici un que j’avais envie d’aborder en particulier (si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à donner d’autres exemples en commentaire).

Les histoires de La souris qui raconte :

La souris qui raconte est un site au nom très bien trouvé : le jeune lecteur balade sa souris sur les images et clique sur une flèche pour faire avancer l’histoire. Il découvrira ainsi de jolies histoires dans un format et une mise en page similaire à un livre jeunesse, mais avec des personnages animés, de jolies transitions, et du son en prime!

La souris qui raconte

On peu trouver tout ça un peu gadget : pourquoi lire un livre sur un écran alors qu’on a beaucoup plus de choix et qu’il existe tant de livres papier de qualité?

Personnellement, je trouve ce croisement du livre et de l’animation plutôt réussi et très utile car il faut reconnaitre qu’aucun enfant ne refusera de regarder un dessin animé, alors qu’il y en a encore beaucoup qui n’iront pas d’eux-même vers un livre.
Dans le cas du livre interactif de la souris qui raconte, le livre fait un pas vers l’enfant et lui montre des images animées comme il est habitué à en voir à la télévision et au cinéma. Mais cette oeuvre reste réalisée comme un livre avec des histoires de qualité (point qui laisse tant à désirer dans beaucoup de programmes tv), une teneur morale et pédagogique, et une présentation toujours très proche du livre qui va familiariser le petit lecteur avec le format du livre jeunesse. Au final, cet hybride peut aider l’enfant à intégrer le livre dans son quotidien et à se diriger vers lui aussi facilement qu’il le fait avec la télévision.

Contes du haut de mon crâne

A noter qu’en prime, sur la souris qui raconte, un bouton permet d’entendre l’histoire lue par un conteur. Pratique pour les enfants qui ne savent pas lire, et encore plus pour ceux qui sont en train d’apprendre!

Un échange réciproque

J’ai eu envie d’écrire cet article car les acteurs des métiers de l’animation ne sont pas du tout étrangers au livre : on apprend l’animation dans les livres, on découvre le travail d’artistes et de grands studios dans des livres, on fait travailler notre imaginaire grâce aux livres, et le papier reste le support de base de l’animation (au moins pendant l’apprentissage si ce n’est pendant la production).
L’animateur est donc très proche du livre, et il me paraît naturel qu’à l’heure du numérique il cherche à amener sa contribution pour augmenter le contenu du livre.

C’est au cours de ma réflexion sur l’animation dans les livres que j’ai découvert le court métrage The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmor (nominé pour les oscars) que je vous laisse découvrir.

L’histoire de cet écrivain aux allures de Buster Keaton et des personnages qu’il découvrira est un bel hommage à la littérature et le film m’a aidé à mettre le doigt sur ce lien étroit qui existe entre le livre et l’animation. Il m’a fait réaliser à quel point le rapprochement du livre et de l’animation avait du sens.

Après tout, comme on le voit dans le film, la technique d’animation la plus élémentaire est un livre : le flip book!

Le Business Plan comme outil de pilotage ?

Ce n’est pas le premier billet sur le plan d’affaire que j’écris, et certainement pas le dernier. Plus je le regarde ce document, plus j’ai envie de l’utiliser, et d’en parler !

Bien entendu, notre plan d’affaire contient une partie qualitative et une partie quantitative. J’ai, à un moment, cru que la partie quanti était prépondérante, puis ça a été le tour de la partie quali … Pour me rendre compte qu’en réalité, pour un dirigeant, l’une et l’autre sont d’importances égales. Il n’est absolument pas possible de prévoir l’avancement d’une start-up sur 3, 4 ou 5 ans, c’est tout l’intérêt de l’aventure ! Néanmoins, et comme nous ne sommes que de vils hommes, nous avons besoin de manger, d’avoir un toit et de nous déplacer, et tout ça, ben on sait que dans 3, 4 ou 5 ans, ça n’aura pas changé !

Alors lorsque je crée un Business Plan, en réalité, au lieu de faire une projection sur ce qui va arriver dans les caisses, je fais l’inverse : je regarde ce qui va en sortir ! Et ça, c’est ultra précis (on compte une moyenne d’inflation, les besoins de chacun des fondateurs, leurs envies personnelles : acheter un foyer, fonder une famille…) et on regarde ce qu’il FAUT faire pour arriver à ces objectifs.

Prenons par exemple notre situation : 4 associés, en début de carrière. En SSII on compte environ 75 000 € par an par ingénieur en début de carrière. Nous avons donc besoin de générer cette somme en valeur ajoutée par an. Il faut alors aller chercher le bon nombre de clients, puis diversifier les produits pour augmenter leur panier moyen etc.

On obtient alors un formidable outil de pilotage de l’entreprise ! Et en plus, on sait défendre nos chiffres, nos projections de nouveaux produits, nos besoins en ressources humaines !

Plus le projet avance, plus nous sommes en mesure d’affiner ce plan d’affaire, l’objectif étant de toujours rester dans une marge d’erreur permettant la survie de la société !

Dès lors que l’entreprise a une visibilité à trois mois sur son activité, nous pouvons changer de mode de fonctionnement sur le plan d’affaire et commencer à faire des projections en  nous basant sur l’expérience passée.

Tant que cette condition n’est pas atteinte, comment estimer sa croissance ? Si je passe de 1€ de CA annuel à 1 000€, j’ai eu une belle croissance, sauf que je peux toujours pas manger ^^

Pour résumer le fond de ma pensée sur la constitution d’un Business Plan dans une start-up :

  • Créé selon les besoins (raisonnables) des fondateurs jusqu’à une visibilité ferme à quelques mois de l’activité de l’entreprise
  • Permet le pilotage au quotidien de l’entreprise
  • Est réadapté au quotidien

Bien entendu nous n’hésiterons pas à prendre en considération les remarques nous permettant d’encore améliorer notre Business Plan ;-)

Appeler une web service WCF depuis jQuery et Ajax sans utiliser le ScriptManager de Asp.Net

Pourquoi cet article ?

L’idée de cet article m’est venue après avoir passé plusieurs heures à essayer d’appeler un webservice .Net WCF uniquement en JavaScript sans utiliser le ScriptManager. J’ai constaté que cela ne devait pas être courant comme demande, car on ne trouve que très peu d’articles sur le sujet.

C’est vrai qu’on peut me traiter de fou, car le ScriptManager fait rêver et on peut se demander pourquoi ne pas l’utiliser. Il permet aux développeurs de ne pas se soucier des échanges Ajax et donc de se concentrer sur l’utilisation des résultats que lui retourne sa méthode web.

Pour moi c’est un raisonnement logique si on veut faire du « Quick and Dirty ». C’est exactement le même débat que j’ai eu avec d’autres développeurs sur l’utilisateur du GridView d’Asp.Net par exemple.

D’accord le framework .Net est bourré d’outils géniaux qui font tout ce qu’on leur demande, mais pour beaucoup d’entre eux à quel prix ?

Vous avez vu côté client le code source généré ? Avez-vous déjà regardé le poids de votre page ?

Je vais donc faire l’article en deux parties. La première où j’explique comment faire pour utiliser un web service WCF avec jQuery et la seconde où je vais la comparer avec sa version utilisant le ScriptManager. Cela permettra aux personnes qui en ont déjà marre de mes élucubrations de savoir à quel moment s’arrêter de lire. Lire la suite

Définir son produit

Depuis un bon moment nous écrivons sur ce blog, depuis plus longtemps nous parlons de notre projet, et depuis plus longtemps encore, nous réfléchissons à ce projet.

La question qui se pose, aujourd’hui que les bases sont clairement établies, que nous commençons à avoir un bout de chose commercialisable, c’est : qu’est-ce que nous faisons ? Ça pourrait paraitre simple, mais si on ne l’a jamais écrit, que nous n’en avons fait qu’une vidéo, c’est parce que nous n’étions pas sûr de la forme du produit. Sûr des fonctionnalités, sûr de l’expérience utilisateur, sûr de nos besoins et de nos valeurs : pas de soucis à ce sujet. Par contre, nous ne savions pas exactement ce qu’allait être Paperus.

Ce n’est pas tant paradoxal lorsque l’on regarde cette question sur l’angle de nos compétences. Aucun de nous quatre n’est à proprement parler un « marketeux », et c’est bien de ces compétences qu’il est question pour définir un produit (et un marché qui va avec ;) ).

Maintenant que notre étude marketing est terminée, nous avons la formule magique, et elle n’est pourtant pas bien compliquée : « Paperus, c’est le livre hybride ! » une telle évidence ne nous est jamais sautée aux yeux, jusqu’à ce qu’on l’entende ! Lire la suite

Peut-on encore parler de livre sur une liseuse ?

Suite à mon test du Kobo, j’ai eu l’occasion d’échanger avec de gros lecteurs sur leurs pratiques de lecture.

La première remarque, qui m’a paru la plus importante :

« je n’ai pas le sentiment de lire un livre, plutôt de lire une histoire »

Après ma première réaction d’étonnement, j’ai creusé le sujet. Il se trouve que, consciemment ou non, lorsqu’on lit un livre physique, nous avons en permanence une idée du ‘reste à lire’, ne serait-ce que par l’épaisseur de papier restant sur le côté droit (dans le cas d’un livre imprimé dans le sens de lecture européen bien entendu). J’ai fait remarquer qu’un index est bien souvent, voire tout le temps, indiqué en bas de page sur la liseuse. Oui mais non : un index, il faut le regarder, perturber son sens de la vue alors que c’est plutôt le toucher qui est utilisé dans le cadre d’un livre physique.

Un autre élément perturbant : la mise en page. Bien qu’elle soit régulièrement un atout au profit des liseuses (on affiche la taille et la police de caractères qui nous convient le mieux), elle déstabilise les grands lecteurs de livres papiers qui ont appris avec le temps à apprécier les choix des éditeurs. Bien entendu, j’entends apprécier aussi bien du côté positif que négatif, certains lecteurs qui n’appréciaient pas les choix de certains éditeurs découvrent de nouveaux auteurs grâce à la liseuse.

Ces deux premières remarques sont issues uniquement de retours direct, donc je ne prendrai pas le chemin de généralisations statistiques, me font me poser la question : Peut-on encore vraiment parler de livre sur liseuse ?

Car si nous avons bien le même contenu, son mode de consommation est différent. De la même manière qu’on ne regarde pas un film de la même manière au cinéma que devant notre poste de télévision avec les coupures publicitaires, le téléphone qui sonne ou encore les plats qui brûlent dans le four…

Nous soulevons aujourd’hui la questions, allons approfondir notre réflexions et ne manquerons pas d’y revenir en détail après une belle étude. Dans l’intervalle, il vous est possible, lecteurs de ce blog, de réagir pour nous en donner votre avis !